Raspberry – Premiers pas

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Comme je l’ai déjà évoqué quelques parts par là, le Raspberry Pi est véritablement une machine à tout faire. Mais avant de « tout faire », il faut le préparer.

De quoi avons nous besoin



  • un kit de démarrage Raspberry PI, selon le modèle, cela peut aller jusqu’à 70 euros. Dans ce kit, il y a un raspberry pi, son boitier, une carte SD et une alimentation pour la bête !!!

  • un câble RJ45 pour le relier à votre réseau local via votre box.

  • Un ordinateur équipé d’un lecteur de carte SD pour la configuration.

  • Un peu de patience !!!

  • Une distribution Unix sur lequel votre nano-ordinateur fonctionnera, moi j’ai choisi Raspbian dans sa version légère, que vous pouvez télécharger ici !

C’est bon, vous y êtes ? Bon, bon, bon !!! Alors, on retrousse ses manches et c’est parti.

Etape 1 : déballage et assemblage

Bon, inutile de vous dire qu’il faut ouvrir la boîte… ok je vous le dis quand-même… sortir le Raspberry Pi, le boitier d’habillage, son alimentation et sa carte SD.
Les boitiers d’habillage peuvent être différents mais l’habillage du Raspberry Pi est sensiblement le même. Repérez la partie inférieure du boitier et insérez votre Raspberry Pi à l’intérieur. C’est tellement bien conçu que vous n’aurez normalement pas de mal pour trouver le bon sens. Faites en sorte que chaque prise corresponde à chacun des orifices prévus pour les accueillir. Puis emboîtez la partie supérieure de votre boitier dans la partie inférieure. C’est beau hein ?
Repérez la prise d’alimentation qui doit se trouver sur le côté, pas loin de la prise HDMI et de la prise jack 3,5 stéréo, et branchez-y votre câble secteur.

Etape 2 : Charger un système d’exploitation

Maintenant que votre Raspberry est prêt, il faut préparer la carte SD. Une carte d’une capacité de 8GO suffit, mais je préconise quand-même une de 15GO. Cela va vraiment dépendre finalement des projets que vous allez vouloir mettre en place.

Insérez la dans son adaptateur fourni, après avoir déballé le tout, et glissez l’adaptateur dans le lecteur de carte SD de votre ordinateur. Personnellement, je n’ai pas de lecteur de carte SD inclus sur ma machine, je dispose donc d’un lecteur de carte SD externe en USB2.

En premier lieu, il vous faut formater votre carte avec une application spéciale qui va écraser toutes les données précédemment stockées et faire en sorte que la carte soit utilisable sur toute sa capacité, en effaçant toutes les partitions. Pour se faire, il faudra utiliser SDFormatter. Application moyennement accessible sur OSX mais utilisable. Je n’ai pas testé sous Windows.

Le formatage doit être réaliser en mode Overrite, ce qui peut prendre un peu de temps, je dirai une petite demie-heure.
Ensuite, il faut installer le système choisi sur la carte SD. Système que vous allez télécharger ici. Aucune inquiétude, c’est bien un fichier .img, une image du système, que nous allons mettre sur notre carte SD. Pour rappel, dans ce tutoriel, il s’agira de l’utilisation de Raspbian, une distribution Debian optimisée pour Raspberry. Mais libre à vous d’en choisir une autre.

Récupérez et exécutez l’utilitaire apple-pi-baker. développé pour mac, sélectionnez votre carte SD dans la liste de choix, puis rendez-vous sur l’onglet « Restauration d’une sauvegarde » Validez sur le bouton « Parcourir » ou les Points de suspensions qui identifient ce bouton, et recherchez votre fichier .IMG que vous venez de télécharger. Validez dessus. Vous reviendrez à l’affichage précédant. Décochez la case d’éjection de la carte après le processus de restauration , puis cliquez sur le bouton « Restaurer »… Et hop, c’est partie pour 15 minutes de transfert. Pour les utilisateurs Windows, j’ai trouvé pibakery dont j’ignore son accessibilité.
Quand le processus de création est terminé, fermez l’application puis rendez-vous à la racine de votre carte SD. Vous allez y créer un fichier nommé « ssh » sans extension, que vous laisserez vide. Ceci vous permettra de forcer l’activation de la prise à distance de votre Raspberry PI.
Ensuite, éjectez votre carte SD, enlevez la de son adaptateur, et glissez la dans son emplacement sur le Raspberry PI, ce dernier se situe sur la partie avant du boitier au niveau inférieur, à l’opposé des prises USB et Eternet.
Maintenant, reliez votre câble RJ45 sur la prise Eternet de votre Raspberry et de votre box, branchez l’alimentation du Raspberry PI. Et voilà… Celui-ci devrait démarrer. Dans mon cas, mon raspberry Pi est connecté en HDMI à un système de HomeCinéma, lui-même relier à ma télévision. Quand je connecte mon raspberry au courant et que le lancement du système s’est bien déroulé, ma télé s’allume. Je suis donc alerté par le son de démarrage de ma télé que le raspberry est bien fonctionnel. Sinon, pour le savoir, connectez vous à l’interface de votre box, localisez les machines connectées à votre réseau et vous devriez repérer votre nouveau compagnon accompagné de son adresse IP locale. Pour les utilisateurs d’OSX, je vous recommande l’application LanScan qui scanne votre réseau local et qui vous permet donc de repérer simplement votre Raspberry PI.

Etape 3 : première configuration


Maintenant que votre Raspberry est prêt et identifié sur le réseau par l’adresse ip local 192.168.X.X, il est temps de faire ses premiers pas dans le domaine de la ligne de commande UNIX.
Il vous faut avant tout un client SSH. Sur Windows, je crois que putty ou Secure-CRT sont les logiciels qu’il vous faut. Sur OSX, le terminal natif est tout à fait approprié.
Pour rappel, cet article est rédigé sur un Mac donc j’utilise le terminal de OSX.
Lancez donc le Terminal. Dans la fenêtre en bas à gauche vous avez un prompt. C’est ce qui vous donne des informations sur l’endroit où vous êtes dans l’arborescence UNIX. Par exemple, mon prompt est :
macbookmanu:~ manuelfaouen$
Cela signifie que vous êtes sur la machine nommée macbookmanu, dans le répertoire : manuelfaouen.
Bref, je vous invite à consulter la toile pour plus d’informations sur l’architecture UNIX.

Pour se connecter au raspberry pi identifié par l’adresse ip locale 192.168.1.2, avec l’utilisateur pi, utilisateur créé par défaut dans la distribution raspbian, on tape dans le terminal la ligne suivante :
Ssh pi@192.168.1.2
Le système hôte nous demande si nous souhaitons bien établir la connexion avec une machine qui possède une clef SSH encore non référencée. On répond « yes » puis on valide pour autoriser.
On saisit le mot de passe : raspberry
Et hop, on tombe sur un nouveau prompt du type :
pi@raspberrypi:~ $
Vous l’avez compris, on est connecté avec l’utilisateur pi sur le Raspberry, dans le répertoire …. A oui? Le quel répertoire ? Et bien le « HOME », c’est le répertoire de l’utilisateur.

Avant d’avoir un Raspberry Pi opérationnel pour travailler, il nous faut faire encore quelques réglages.
Changeons ou plus tôt définissons le mot de passe du compte root qui est désactivé par défaut.
sudo passwd root
Rappel, le compte root doit être utilisé avec précaution sous peine de rendre le système inutilisable.
Avant chaque installation d’applications, on met d’office à jour son système pour pouvoir récupérer les dernières versions des packages, et cela se fait avec les deux commandes suivantes :
sudo apt-get update
et
sudo apt-get upgrade
Cette dernière commande nécessite d’approuver l’installation des futures packages en tapant « Y » si vous n’avez pas encore passé votre système en français, et « O » si le système est francisé.

Pour les utilisateurs de plage braille, sudo apt-get install brltty est la commande qui permettra d’installer les gestionnaire de plages braille compatibles avec linux. J’ai moi-même un handy tech Easy Braille, dont je me serre pour intervenir directement sur le raspberry quand la connexion filaire ou wifi n’est pas disponible, ou même quand le raspberry est chez un partenaire de mon association et que je ne peux pas y accéder à distance via SSH.

Ensuite, tapez la commande suivante qui aura pour effet de lancer un utilitaire de configuration interactif :
sudo raspi-config


  • Premier Item : Modifier le mot de passe de l’utilisateur pi

  • Quatrième Item : Modification de la langue du système, du fuseau horaire via l’item Option de localisation

  • Septième Item : Etendre la mémoire à toute la carte SD via l’item Option avancée

Quand c’est fait, validez sur Terminer/Finish et autorisez le redémarrage du Raspberry.

Une dernière étape, quand votre raspberry est bien redémarré, reconnecter vous en SSH à votre nano-ordinateur, et pour être tranquille, selon les projets que vous allez vouloir effectuer, nous allons paramètres la connexion sans-fil Wifi.
Vous avez le prompt : pi@raspberrypi:~ $
?


  • Editez le fichier de configuration du Wifi avec la commande suivante : sudo nano etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf puis validez. Un éditeur de texte s’affiche.
  • A la fin de ce fichier, ajoutez le code :

    network={
    ssid= »nomDeLaBox »
    psk= »cléDeSécurité »
    key_mgmt=WPA-PSK
    }
    Bien sûr, il vous faut remplacer « Nomdelabox » et « ClefDeSécurité » par les bonnes informations !
  • Fermez et sauvegardez le fichier en pressant « CTRL+X », tapez « O » à la question si vous souhaitez enregistrer le fichier, puis validez avec « Enter » pour confirmer l’enregistrement du fichier « wpa_supplicant.conf »
  • Redémarrez la machine avec : sudo reboot et débranchez votre câble RJ45 du Raspberry. Et voilà, il est désormais connecté en Wifi, vous pouvez donc le placer où vous voulez dans votre logement. Et croyez-moi, cela va avoir beaucoup d’importance enfoncions des projets que vous allez vouloir réaliser.

Ohohohohohoh, j’oubliais, l’adresse ip locale de votre Raspberry a changé. Ben oui, vu qu’il est connecté en Wifi. Donc pour pouvoir vous reconnecter dessus, il vous faut donc rechercher sa nouvelle ip. Et pour cela, remontez un peu dans l’article, je vous l’ai déjà expliqué.

Bon bah, c’est fini pour aujourd’hui, votre nano-ordinateur est prêt à recevoir d’autres instructions pour mettre en place tout un tas de projet !!!

2 réponses sur “Raspberry – Premiers pas”

  1. Salut Manu,

    Je voulais juste ajouter trois petites précisions par rapport à ton article de base.

    Le nom du logiciel que tu cites à part PUTTY, sous Windows pour la prise à distance via SSH, se nomme SecureCRT, et non pas « Secure-SRT ».

    Deuxième précision, j’ai trouvé à mon grand étonnement, le logiciel win32 disk imager dans sa version 1.0.0 accessible et tout à fait utilisable sous Windows, avec les lecteurs d’écran principaux du moment (JAWS & NVDA).
    Cet utilitaire nous permet donc de transférer l’image de RaspBian au format .img sur une carte SD.

    Pour terminer, sauf erreur de ma part, les images téléchargées de RaspBian sont compressées dans une archive au format « .zip », donc pour ceux qui n’ont pas de Mac qui décompresse automatiquement les fichiers zip (bande de vilain flemmard !), pensez à utiliser un utilitaire de décompression, tel que l’excellent 7-zip (ou autre, ne souhaitant pas faire de pub pour un logiciel en particulier).

    Sinon, bravo pour l’article. Moi-même je fais plein de petits projets avec mes (trop nombreux) Raspberry PI 🙂

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